10 Jan De vrais pros
Était-ce le charme très secret des déjeuners d'affaire ? Où, justement, nul ne semblait vraiment à son affaire. Toi, Dominique, tu venais à peine de t'asseoir que tu étais pris de tics, tu te retournais sans cesse. Comme si tu cherchais mieux ou, pire, que tu craignais que le diable t'aie retrouvé. Tu reniflais fort, sans doute pour chasser les mauvais esprits. Toi, Martin, à côté de moi, tu n'y étais pas non plus. Tu envoyais des sms, tu en cherchais d'autres dans ton téléphone. Soit-disant pour faire avancer le semblant d'échange qui rasait bas entre les couverts et les miettes...
