Émerveillement

17 Sep Émerveillement

Comment se fait-il que je sois heureux à ce point ?

Je sais… C’est parce que je me sens rejoins.

Me souvenir comme ce soir de l’intensité de l’émotion de la rencontre avec elle, c’est faire affluer en moi des forces merveilleuses, toujours intactes, celle du plus grand mouvement que mon coeur a connu dans ma vie. Un sentiment si fort que sa marque ne pourra jamais s’éteindre.

Il y a donc plus de trente ans.

J’ai rencontré une femme. Pas n’importe que laquelle. Une femme exceptionnelle. Parce qu’elle est femme. Merveilleusement féminine. Subtile, exquise, raffinée et profondément mystérieuse. Parce qu’elle incarne, sans toujours le savoir, ce qu’est la femme. Ce qu’elle sait à peine plus que moi n’a pas besoin d’être connu, puisque c’est le mystère féminin : c’est à dire, grâce à l’étymologie du mot : le lieu du culte et du sacré, celui que Dieu nous a donné pour célébrer notre amour. 

La beauté, la finesse, la sensibilité, le charme…

Je chavire.

J’ai chaviré. Il y a trente ans. Et depuis, si les vagues et les vents ont attaqué nos remparts, ils n’ont jamais éteint l’émotion qui a touché mon cœur pour toujours.

Cette fossette au creux droit de son sourire, c’est le creuset où s’épanche l’avalanche de mon amour pour elle, c’est l’appel à la rencontre intime et secrète avec elle.

Je voudrais lui dire à quel point je l’aime. Je n’y arrive pas toujours. Mes défauts m’en empêchent, les siens parfois aussi, puisqu’elle a la bonté d’en avoir pour me rappeler qu’elle est aussi humaine que moi.

Seigneur, toi le magnifique Seigneur !

Celui de la Belle de Cohen, celui des Cantiques, celui des femmes de Palestine que tu as toutes aimées, réhabilitées, respectées. Tu es le seul Seigneur, le seul qui comprennes à quel point je l’aime.

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