Danse dans le ciel

28 Juin Danse dans le ciel

Je vous ai parlé de cette histoire de papillons, et je vous ai dit qu’elle avait une suite que je vous raconterai.

La voici.

Il y a trois jours, je reprenais le même chemin, toujours en compagnie de mon chien, pour le mener au bord de l’eau. La chaleur était tellement forte qu’elle faisait vibrer l’air comme un rideau poussé par le vent, et prêt à s’ouvrir pour révéler le théâtre d’un beau spectacle.

Je dois vous confesser qu’à ce moment, j’avais oublié mes papillons. Le ciel était haut, la lumière était intense, je marchais en plein été.

Eux ne m’avaient pas oublié.

Lorsque je suis arrivé à la hauteur d’un petit croisement, j’ai pris le sentier qui part à droite, au lieu de suivre celui qui dévale directement vers le fleuve. Et là, quelques pas plus loin, ils sont venus voleter devant moi. Puis, ils se sont élevés verticalement dans le ciel, dans la danse de leurs ailes qui tournoyaient. J’ai suivi leur progression. Ils sont montés si haut qu’à un moment, ils ont disparu dans l’azur.

Je n’ai aucun doute qu’il s’agissait des deux papillons dont j’avais interrompu la danse d’amour, l’autre fois. D’ailleurs, arrivé chez moi et avant d’écrire ces lignes, j’ai pris le soin de vérifier quelle était la durée de vie moyenne de leur espèce. Si elle va bien de 15 jours à un mois, il y a de fortes chances qu’il s’agisse ici du même couple. Le lieu est le même, la beauté, les couleurs foncées et les points de bleu et de blanc de leurs robes sont identiques.

J’allais reprendre ma marche, ils m’entouraient de nouveau. Dans la rapidité et les boucles de leur ballet, une joie douce et légère formait un tourbillon de lumière qui m’embrassait entièrement.

Me croirez-vous quand je vous dirai que là encore, j’ai vu de mes yeux la scène se reproduire une troisième fois ?

Depuis ce jour-là, je crois que c’était jeudi, les papillons me suivent. Ils m’attendent toujours, là où les chemins se croisent. Ils me suivent, dansent au-dessus de ma tête, et s’envolent vers les hauteurs.

Parfois, ils se séparent. Il y en a un qui vient souvent se poser sur le sol, devant mes pas. Quand je me rapproche de lui, il va me précéder un peu plus loin, sur le sentier de terre et d’herbes sèches.

Vendredi, samedi, la rencontre s’est renouvelée. Aujourd’hui, je ne suis pas encore allé retrouver mes guides ailés. J’y vais maintenant.

 

 

 

 

 

 

Pas de commentaire

Laissez un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.