Les joies d’un enfant

28 Sep Les joies d’un enfant

J’ai mis du temps à le comprendre…

J’étais aimé. J’étais formidablement aimé. J’étais son soleil, sa consolation, son tout. Injustement, mais je ne le savais pas et n’y pouvais encore moins.

Grâce à elle, mon enfance est une pelouse tendre et joyeuse, l’herbe y est fraîche, chaude et douce comme au matin. Grâce à lui aussi, qui m’invitait à savourer l’instant comme je ne le découvrirai que bien plus tard, bien après sa mort.

Si ma vie m’a ensuite offert les grâces d’autres détours, mon enfance est un lit de joie et de bonheur sur lequel je m’appuie tous les jours.

C’est la joie de mes enfants, à leur tour, quand je me souviens leurs émotions, leurs joies.

Les réactions du chat, qui lutte contre l’âge, la maladie et mes doutes pour me rappeler nos temps de tendresse.

C’est la vie qui continue de couler, rouge vif comme l’amour. Dans mes rivières corporelles, souvent imaginaires et oniriques, et pourtant tellement plus réelles que de nombreuses apparences ou certitudes.

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