C’est un ange qui…

02 Fév C’est un ange qui…

Pardonnes-moi encore, s’il te plaît. Pardonnes-moi si je suis resté si longtemps figé et silencieux. Je crois que j’étais perdu. Je ne t’adressais pas la parole.

Me croiras-tu sans être blessée ? Je ne t’avais pas remarquée. Non, ce n’est pas ce que tu crois. J’avais de telles oeillères que je ne pouvais te voir. Même pas celles qui empêchent de regarder sur les côtés, non… C’est en face de moi que je ne voyais pas. Oui, j’étais perdu, dans mes rêves de toi. Ou les peurs de ton absence, cela revient au même : J’étais sorti du réel.

Maintenant, c’est un miracle que je te vois.

Un visage qui exhale vers le mien le souffle des fleurs et des parfums de la terre qui chantent de sa bouche. Ton visage, ta bouche. Des mèches de cheveux qui caressent tes joues et me révèlent ta beauté. Tes cheveux, ta beauté. Des lèvres qui s’illuminent au sourire qui les bercent dans le silence de l’instant. Ton sourire.

Un miracle que ma main ait pu s’approcher de la tienne, sur la blancheur en papier de la nappe. Qu’elle ait pu la rejoindre. Qu’elle ait pu la toucher. Qu’elle ait encore pu la prendre. Et, surtout, qu’elle ait pu la garder.

Maintenant, mes doigts serrent les tiens. Je ne les lacherais plus, je ne veux plus te perdre.

C’est un ange qui a réussi à te convaincre. Pris dans la peur de ne pas te rencontrer, je m’étais perdu dans mes rêves de toi. C’est lui qui t’as mené jusqu’à moi et qui a sû te dire où il fallait m’attendre.

Oui, tu es en face de moi. Aux sillons de ta paume, au balancement de tes cheveux, aux reflets de la lumière qui part de tes yeux, je sais que tu es présente. Je sais que je suis vivant.

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