Baudruchou

05 Avr Baudruchou

Les deux pouces pressés à l’intérieur, les autres doigts serrés fièvreusement de l’autre côté de la ceinture, quatre à droite, quatre à gauche, il relève énergiquement celle-ci le haut d’un ventre qu’il pourra ainsi cacher. On racle encore la gorge haut et clair, au moins deux fois pour chasser les mauvais démons et faire place devant. Les dents font le reste, blanc de diamant, les joues fendues jusqu’aux oreilles. On peut faire son entrée.

On sera vite rassuré. L’intérieur valait de le déplacement. Ils ont bien perdu de leur grandeur, on se fécilite, on s’adore. Cette entrée qui n’en est pas une, ce salon grotesque. La salle à manger, ils l’ont cachée, rie-t’on dans sa gorge ?

– Alors tu vois, c’est cela un 100 mètres carré ! C’est tout à fait ce qu’il nous faut ! Les enfants sont partis, au diable toutes nos pièces qui ne servent à rien !

Clins d’oeil complices, il se comprend avec sa moitié qui pouffe et se rassure en arrière ligne.

Lui, le maître de maison, subit. Il attend, la bouteille de champagne à la main, que les coupes soient vidées pour les remplir aussitôt. Que tout cela s’envole en bulles, que tout éclate aux premiers centimètres d’altitude…

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