Rien

11 Oct Rien

Il n’y a rien ce soir. Ni pour moi, c’est le plus important à cette heure. Ni pour toi, c’est le plus important à toute heure.

Rien à dire. Rien à sentir, à partager, à échanger, à communier même puisque le temps d’automne y est justement, aux invitations et aux communions. Lorsque l’air, la chaleur et la lumière se raréfient ou, pire, s’écrasent contre nos radiateurs.

Pourtant…

Tu étais tellement présente dans mon rêve cette nuit. Tellement absente depuis. Tu étais si belle, si accueillante, si tolérante envers moi. Je me souviens surtout de ta voix et encore plus de ton corps et de tes seins chauds et flamboyants où je m’enfouissais tout en y trouvant – j’en étais sûr – la force de reconquérir le monde !

Ta peau était sombre et cuivrée, j’éprouvais la joie et l’excitation d’épouser toute l’Afrique et le reste du monde en toi !

Cette journée, depuis mon réveil, fut plate et morne de l’ennui de tenter de te retrouver là où je savais que je ne te retrouverais pas.

Il ne me reste plus, tandis que l’obscurité qui gagne séduit mon coeur, qu’à retourner me coucher.

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