Plutôt crever !

08 Nov Plutôt crever !

Je le savais… Il y a toujours des coins de rues, des détours du destin, des hasards malheureux où nos chemins risquent de se croiser encore…

Plutôt crever ! Je préfère les anges, les seins des belles femmes ou la solitude à vos sueurs fétides. Je les sens comme l’humidité qui monte sur l’écorce des arbres, les soirs d’hiver.

Eux me disent tout. Mes frères en humanité. Ils nous connaissent tellement bien… Nos médiocrités et nos  limites. Ils nous voient tous passer, et si quelques uns les embrassent et s’inclinent devant eux, la plupart les ignore et marche pour plus vite et plus de vide.

En attendant, vos seins me manquent, puisque c’est l’hiver aux froideurs trop pudiques. Je vous parle à vous qui êtes mes virtuelles, mes sensuelles, mes fraternelles et maternelles amantes. Mes enfants, mes complices et mes amies. Les seules qui, parce que vous êtes femmes, comprenez ce que l’accueil, le recueillement et l’amour signifient.

          Tout de suite, vous êtes des milliers, des millions à me manquer. J’aimerais vous regarder, vous embrasser, vous aimer avec tout votre corps et le mien.

          En attendant, il faut attendre à moins que je ferme les yeux pour vous rejoindre, tant que vous me laissez seul et désemparé.

Parce qu’entre vous et moi, il faut les subir. Les bataillons de tâches et de tâcherons qui engorgent l’air et les rues, mes mails et mon téléphone de leurs haleines courtes et chargées d’eux-mêmes et de leur satisfaction ambulante.

Si je meurs cette nuit, ce ne sera pas en leurs compagnies luisantes des fausses lumières de la ville. Ce sera dans l’envol des esprits ou sous le bol de vos poitrines chaudes où battent de vrais coeurs.

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