À mes lectrices…

20 Juil À mes lectrices…

… J’ose cette formule un peu possessive avec chacune d’entre vous. J’ai un peu hésité… Vous devriez comprendre tout de suite.

Ce n’est pas à la possession que je pense mais, elle lui ressemble un peu, à une grande proximité entre nous. La plus forte, la plus belle.

Avec vous, votre visage immobilisé quelques secondes par la lecture, vos yeux qui suivent ces premières lignes, votre corps reposé un instant, disponible, attentif.

Et avec ma pensée, qui vient au devant de vous et qui, pour des moments que je voudrais magiques, veut vous embrasser toute entière.

C’est l’amour que je viens vous faire. En vous écrivant, je veux vous rejoindre, vous emporter, et m’emporter avec vous.

En disant notre étreinte, votre souffle caressant mon visage, l’eau vivifiante entre nos bouches qui connaissent la ferveur du torrent, nos regards qui ne se quittent plus que pour s’abandonner, paupières fermées, et se retrouver.

Je vais vous aimer comme peut-être vous n’avez jamais été aimée. Lentement, lentement, lentement… Pas une cellule de votre corps, pas un mouvement de vos sens que je ne vais caresser et embrasser, l’un après l’autre.

Vous serez l’autel de ma religion, et la messe durera des heures, des jours, des siècles peut être. Alors, peu importe le temps, du moment que c’est toute la vie.

Le voyez-vous par mes yeux ? Nos deux êtres s’unissent dans un seul souffle, il n’est besoin d’aucune parole. Comme nos corps, les mots se couchent sur les lignes, les uns après les autres, tandis que le silence nous guide. Ce sont les étoiles de votre corps qui me disent mon chemin vers vous, qui me révèlent vos paysages secrets, les dunes, les déserts, les oasis que vous m’offrez, les uns après les autres.

Ce sont le bout de mes doigts qui vous parlent, mes lèvres, mes bras et, bientôt, notre étreinte parfaite, notre communion achevée.

Je voudrais cette communion éternelle. Sans mouvement, m’endormir avec vous au coeur de notre fusion. Oui, après des heures d’amour, finir en beauté. Pour ne rien finir, avec vous, m’endormir en plein rêve.

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