Vous que je connais si bien

27 Juin Vous que je connais si bien

Vous que je connais si bien, je ne sais même pas qui vous êtes. La grâce, la splendeur et la sérénité de votre visage ne poursuivent pas que mes rêves. Elles reviennent sans cesse assaillir et troubler délicieusement mes sens et mon esprit. Comme si votre beauté était pour moi, parce que je ne peux vivre sans elle et que c’est à moi, à moi seulement, de la magnifier.

Vous ai-je rencontrée ? Est-ce la nostalgie de votre absence, ou l’annonce de votre apparition proche dans ma vie ? Vous me manquez et pourtant je sais que nous allons nous rencontrer.

Je ne connais que votre visage. J’en connais la lumière, l’eau de votre bouche sensuelle qu’un sourire discret masque si mal, les joues douces comme la soie, les cheveux sombres, l’éclat de votre regard qui vrille mon coeur. Votre corps, je ne le connais pas, mais je ne le connaissais pas que je vous aimais déjà.

Je vous cherche parfois dans mes souvenirs, ou aux détours de mes marches quotidiennes, derrière les bosquets, les arbres du parc ou au hasard des rues. Je m’endors le soir dans l’espoir que mes souvenirs se transforment en rêves ou la joie que le prochain lever du soleil me rapproche encore plus de vous.

Sans vous, je m’étonne même de pouvoir vivre. Je dois être en suspension, dans un vide qui pend entre deux moments de ma vie. Entre le désir et la rencontre.

Dans ce lieu qui n’est d’ici pour personne, ni pour vous ni pour moi tant que nous ne sommes pas réunis, le chant des oiseaux tout proches me rappelle l’éclat de vos rires et de votre voix, à moins qu’il ne célèbre déjà votre venue.

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