Un homme formidable

07 Sep Un homme formidable

En écoutant les paroles de mon ami, j’ai l’image d’une montagne géante qui daignerait incliner légèrement son sommet vers la terre…

Lui continue sa description, qu’il ponctue de courts silences, les lèvres pincées et la salive aspirée, qui marquent le respect et l’admiration :

– il a su rester tellement ouvert, tu sais. Il sait s’envoler et donner à ses sermons tant de hauteur et de profondeur à la fois. Et en même temps, il ne manque pas d’humour. Il a gardé les pieds sur terre. Il comprend l’époque, il sait s’adapter…

Je devrais saluer la performance. Mais je suis habitué à de tels propos, dans ma famille ou avec certains proches. En réalité, si je ne connais pas l’homme d’Eglise en question, et que je ne doute pas de sa qualité humaine dont m’a déjà parlé mon ami, je ne parviens pas à apprécier l’exploit à sa juste valeur. Pourquoi faudrait-il saluer qu’un homme d’esprit soit de son temps ? Car s’il ne l’est pas, ne se disqualifie t’il pas immédiatement ?

Cela fait déjà quelques années que je fréquente, de près ou de loin, d’autres hommes d’esprit. Avec eux, l’adéquation avec le temps actuel est limpide. Ce qui n’est pas le cas, malheureusement, de tant de clercs et de notables de la religion catholique qui semblent traîner comme un boulet deux mille années longues et lourdes de trop d’histoire.

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