Silence

08 Sep Silence

Il est question de vent qui, en force, racle la crète des vagues et vient mouler les creux du sable.

Le sable qui forme d’autres vagues, qui ont été creusées au pied de cette dune luttant contre l’effritement général au moyen de buissons d’ajoncs et d’une rangée de piquets en bois gris vaillamment plantés et reliés par les hommes et les fils de fer. C’est la frontière, là où s’arrête le continent, la civilisation des humains…

Ce vent qui porte l’infini et le silence du Tout, issu du ciel, des nuages, des vapeurs des forêts de l’Amazone que l’océan complice transporte avec grâce.

Pour cela, il faut un ciel de nuit. Des étoiles en nombre, autant de points scintillants et connectés entre eux qui participent magiquement au mouvement puissant et silencieux du vent qui, comme une nappe étalée en basses altitudes, venait couvrir les tumultes inutiles des hommes.

Ce vent… Un vent si fort que nous comprenons alors que nous ne sommes que des riens.

Je voudrais le prendre à pleins poumons. Je voudrais qu’il me pénètre tout entier, qu’il me dilate en force et en puissance. Et qu’il m’élève… Au dessus des toits gris et humides de la ville, au loin de nous tous puisque nul ne vaut, en cette heure, la pure et inhumaine puissance des vents aux silences assourdissants.

Je volerais. Enfin !

Sous les étoiles brillantes et réconfortantes

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