Sexe intellect

17 Mai Sexe intellect

Beaucoup trop d’érections solitaires et inutiles, de sexes déprimés et délaissés, de seins soutien-gorgés, de corps oubliés et de fantasmes bientôt évanouis pour des demains aussi peu probables que l’au-delà paradisiaque. Quel gâchis ! Quelle tristesse humaine, nous qui voulons tant exalter la vie, exulter par nos meilleurs organes, exploser des joies de la communion humaine.

Tout est corseté, interdit, impossible, limité, recouvert.  Que de temps perdu, quel malentendu… Nous sommes comme des enfants qui ignorons les jouets merveilleux qui nous ont été offerts, ou qui n’en saisissons plus le mode d’emploi. Parce que nous compliquons trop. Tout devrait être pourtant si simple…

Je crois au moins au Paradis perdu, à la chute originelle.  Je ne sais que trop bien toutes les jouissances, tous les bonheurs, les beautés voluptueuses et les joies qui m’étaient promises. Ce sont les vestiges de ce temps là, parfois cruels, quand ils manquent trop, parfois consolateurs, rarement.

Je ne parviens pas encore à rejoindre les champions de la rédemption, justement. Tous ceux qui me disent que le salut passe par l’abstraction, la spiritualisation, le détachement du corps, l’oubli et, comme on m’y invite, l’oblation (cela ressemble à l’ablation, non ?). Comme s’ils étaient déjà morts.

Ce n’est pas possible que tout cela soit pour rien, le vide ou tant d’absences. La seule chose qui me reste, c’est ma capacité d’imaginer, de recréer et de séduire par mon imagination. C’est une intuition profonde, ma révolution, dont le nom, tel un slogan, m’a réveillé d’une énième sieste l’autre jour, car je dors encore trop souvent. Ce nom ? Sexe intellect.

Ce serait le nom d’une campagne, d’une promotion un peu osée, d’un projet culturel. C’est celui de mon programme, de mon projet littéraire.

à suivre, chaque prochain post sur ce blog…

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