En cesser avec l’angoisse !

05 Juil En cesser avec l’angoisse !

Il n’est pas un de nous qui ne soit coupable d’un crime : celui, énorme, de ne pas vivre pleinement la vie.” C’est une phrase si juste du génial Henry Miller, que j’extrais de Sexus (p.453 du Livre de Poche).

Nous passons notre temps à nous gaver de faux problèmes, et nous pouvons dire que nous sommes particulièrement gâtés aujourd’hui. À l’ère du multimedia, on ne peut plus faire un pas sans être terrorisés par tous les fléaux dont on ne cesse de nous rabattre : le non des grecs et le chaos financier européen qui va s’ensuivre, la pollution et la destruction de la planète, daech et le danger islamiste qui nous guette à coin de chaque rue, la globalisation et le déclin de notre civilisation, le chômage, l’abandon du latin, j’en passe, j’en passe…

Pour courroner le tout, une culpabilité grosse comme ça qui nous accable et nous empêche d’agir. Alors que les bonnes énergies, la créativité ne manquent pas dans le monde et nous annoncent le changement de paradigme qui, certes, ne se fait pas sans douleurs. Mais il était temps, la roue tourne et tant mieux !

Arrêtons ! Arrêtez !  Je voudrais que toutes les écailles de la peur me tombe du visage et libèrent ma vue, ma respiration et mon appétit, définitivement ! La seule chose dont nous devrions avoir vraiment peur, c’est de passer à côté de nous-mêmes. Sinon, vous pouvez en être sûrs, tout sera voué à l’échec. Et nous n’aurons plus qu’à souffler dans les trompettes de Jéricho et contempler les ruines !

Je finis, parce qu’il fait chaud et je m’incline devant Henry Miller qui a décidemment raison quand il proclame, à la même page, que “Tout est devant nous. Le chemin ne finit pas ; plus on avance, plus la route s’ouvre à nos yeux. Les marais, la fange, les marécages et la vase mouvante, les trous et les trappes n’existent que dans notre esprit. Ils nous guettent dans l’ombre, attendant pour nous engloutir le moment où nous cessons d’avancer…

 

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